[Le Chardonneret, Donna TARTT]

Après Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (Harper LEE), c’est la deuxième fois que je lis un prix Pulitzer. Dit comme ça, ça fait très prétentieux, le prix Pulitzer, on s’attend à un truc énorme (ça l’est, 1100 pages), à la mode (2014…), et très intellectuel, voire inaccessible.
Bon, comme mes a priori sur ce fameux prix sont sans fondement, des a priori quoi, pourquoi pas. 1100 pages avec un genou au repos, c’est exactement ce qu’il me fallait. En fait, c’est même un excellent prétexte pour rester, là, dans le canapé, sans lâcher ce petit bouquin lourd, sans abandonner ce pauvre Theo Decker, le narrateur, dont on sait dès les premiers chapitres que ça va aller mal pour lui.

Le Chardonneret, c’est tout d’abord un tableau de 1654 représentant un oiseau peint par le Néerlandais Fabritius, élève de Rembrandt et maître de Vermeer. Le tableau avait survécu au gigantesque incendie de Delft dans lequel avait péri son créateur, et était exposé trois siècles plus tard au MET de New-York, lorsqu’une explosion y souffla plusieurs salles  et tua plusieurs personnes dont la mère de Theo. Vous voyez le fil?
Theo, 13 ans, également présent, sort des décombres ni vu ni connu le tableau sous le bras, je schématise, avec une bague précieuse, ainsi qu’une adresse, remises par un vieil homme, Welty, mortellement blessé.
De ce point de départ, on va suivre Theo, dans ce deuil impossible, de Vegas à Amsterdam, en compagnie d’autres fameux personnages, parmi lesquels, Boris mauvaise fréquentation russe, Hobie le père de substitution, Pippa l’âme sœur inaccessible. Le chaos, la mort, la culpabilité, la solitude, l’amitié, et toujours le Chardonneret en toile de fond (haha trop forte!) une lecture qui demande des efforts, mais qui vaut le coup de s’y tenir.

9782266250764
Extrait:

« Pourquoi être bon. » Mais c’est ce qui m’a submergé la nuit dernière dans la voiture. Et si… Et si c’était plus compliqué que ça? Et si peut-être contraire vrai aussi? Parce que, si le mal donne parfois de bonnes actions…? Où est-ce qu’il est dit, où que ce soit, que seul le mal résulte de mauvaises actions? Peut-être parfois, la mauvaise manière est la bonne? Tu peux prendre le mauvais chemin et aboutir où tu veux? Ou bien, vois-le sous un autre angle, parfois tu peux faire tout de travers et malgré tout ça se finit bien?

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Rubrique bouquinage, se cultiver | 5 commentaires

[Marco Polo II]

Lorsque j’avais cousu le 1er du nom, le II était déjà en projet. Mais les ourlets ont battu tous les records de longévité, presque 6 mois pour les réaliser smiley moui moui
Mais voilà, tout vient à point à qui sait attendre!

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Qui dit polo, dit patte de boutonnage et boutonnières, col et pied de col. Je pense que c’est pour toutes ces raisons qu’une fois arrivée au stade des ourlets, je l’avais trop vu, passé trop de temps dessus, et qu’il a fini sur un coin de table quelques temps.
Mais la bonne nouvelle, c’est que cette fois, les boutons sont du bon côté… Et l’autre bonne nouvelle, c’est que mon genou fraîchement opéré se porte à merveille, et que je vais pouvoir coudre quand même!

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Rubrique atelier couture, créativité, DSA | 14 commentaires

[Adorable short]

J’aime les belles phrases et les termes précis, c’est dit.
A contrario, je regrette l’emploi régulier d’anglicismes, à la mode certes, mais pour lesquels il existe un équivalent en français. Me voilà donc qui me casse systématiquement la tête pour donner un titre potable à mon message, excluant naturellement tout anglicisme. Pour le short, vous conviendrez que ça se complique, j’ai abandonné à regret, j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur!

Venons-en au short en question.
Il m’a manqué tout l’été. J’ai regretté de devoir me contenter d’une vieillerie toute élimée, qui n’en a plus pour très longtemps, pauvre loque.
Puis, subitement, début septembre, je me suis secouée, c’était le moment ou jamais. J’ai décidé de faire les choses proprement – qui a dit pour une fois? – en réalisant la fameuse toile-test. J’ai pioché un tissu bizarre, d’ameublement ou pas, je ne saurais dire, car légèrement stretch, et à la couleur plus qu’improbable.
Et alors là, sous mes yeux ébahis, d’un tissu qui me laissait perplexe, non pas THE mais LE short est né! Confortable, seyant, épatant, coquet, extraordinaire.

037035039047 045 041

mod.5 avec les poches du 20, Ottobre 2/2013

DSA +1…46/52

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Rubrique atelier couture, créativité, DSA | 20 commentaires