
Rosa candida
Auteur : Audur Ava Olafsdottir
Pas étonnant que ce petit premier roman ait été sélectionné pour Le choix des libraires! Il ne faut pas s'arrêter à la couverture électrique
Le ton n'est que douceur et sérénité. On s'en régale.
Il s'agit de ce qu'on appelle un roman d'initiation: le "petit" Lobi de 22 ans décide de quitter son Islande natale pour devenir jardinier dans un monastère, dont la roseraie est renommée, mais abandonnée. Il laisse derrière lui son père octogénaire, son frère jumeau autiste, sa fille, bébé conçu un soir de clair de lune par hasard, la mère de sa fille, et le souvenir douloureux de sa maman accidentellement décédée. Il les laisse, mais les transporte malgré tout avec lui, à travers les plants de rosiers dont il prend plus que soin. Beaucoup de tendresse et d'émotion, j'ai même versé ma petite larme!
Rien ne s'oppose à la nuit
Auteur: Delphine de Vigan
C'est le dernier titre de mon prix des lecteurs, et celui pour lequel je vote, sans hésitation. J'ai d'abord tourné autour sans oser me lancer, intimidée que j'étais par cette couverture sombre et cette femme à la beauté inquiétante. Mais une fois mon appréhension dépassée, ce ne fut que plaisir. Bouleversant, certes.
L'écriture est comme celle d'un journal de bord: Delphine cherche à comprendre comment l'histoire de sa famille, ses secrets, ses drames, ont conduit sa mère à l'extrême, à la folie. Elle mène l'enquête pour elle, parce que cette histoire pèse sur la sienne, et celle de ses enfants, tel un héritage empoisonné. Je mets en garde, ce roman n'a rien de divertissant, ni de distrayant. Comme c'est autobiographique, la vérité étouffe comme sous une chape de plomb.
Eux sur la photo
Auteur: Hélène Gestern
Un autre premier roman, une autre enquête de famille.
Le personnage, Hélène, publie une petite annonce dans un journal. Sa mère est morte quand elle avait trois ans. Maintenant que presque tous les témoins de son histoire ont disparu, elle tire sur le mince fil qu'est cette unique photo, représentant trois personnes, dont cette mère. Stéphane répond à l'appel, car il reconnaît les deux autres personnes.
Ensemble, ils vont remonter le temps, le fil, dépoussiérer les vieux albums et tacher de découvrir comment leur destin est lié à celui de Eux sur la photo.
Le style épistolaire entrecoupé des descriptions de photos m'a beaucoup plu par son élégance, sa délicatesse désuète. J'ai dévoré ce roman, c'est peu dire!
















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