[petites choses de rien du tout]

un grand merci pour vos messages de soutien. Vraiment.
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Quelques jours m'ont été nécessaires pour digérer cette visite à la clinique, et puis j'ai repris le dessus, avec l'aide d'un échantillon de printemps bien agréable.
De toute façon, à partir du moment où je peux suspendre mon linge au jardin (deux lessives même!), je revis. Bien ménagère, cette considération.

Mais que voulez-vous, la vie est faite de petits bonheurs qu'il faut savoir savourer quand ils se présentent.


Et toi de ton côté qu'est-ce que tu bricoles? des costumes de Carnaval peut-être??
Rubrique c'est moi!, petits bouts de moi | 10 commentaires

[la chronique du genou]

Merci à tous ceux qui ont pris la peine de m'envoyer un petit mot d'encouragement, ça me fait vraiment chaud au cœur.

Une visite à mon chirurgien, ce sont d'abord beaucoup de mauvais souvenirs qui remontent à la surface. J'essaie de les chasser, de ne pas y penser, mais quand je traverse le parc de la clinique où j'ai passé les pires jours de ma vie, je ne peux empêcher une espèce de panique terrifiée de pointer. Garde ton calme.

En fait, presque à un an de l'accident à la con, je devais le revoir pour fixer éventuellement la date "d'ablation du matériel", sous-entendu sortir les 7 vis, la plaque et les câbles qui ont permis à mon plateau tibial de se reconsolider. Je pensais très fort "Et après BASTA!"

Sauf que, évidemment, les choses ne se passent jamais comme on le voudrait. La radio montre clairement que l'os n'est pas très beau.
Curieusement, pas le tibia qui a été fracturé, mais le fémur au-dessus de l'articulation. Une réaction inflammatoire liée au traumatisme, de la décalcification et une sensibilité vraiment pointue à la douleur lors des séances kiné, tout ça est un syndrome neurologique nommé algodystrophie. Ça peut faire peur, mais ce n'est pas vraiment inquiétant, un effet secondaire. D'autant plus que comme j'ai fini la kiné, je n'ai plus mal. Il va juste me falloir recalcifier mon os, pas une mince affaire en fait!

La vraie mauvaise nouvelle par contre, c'est que rien ne me garantie qu'une fois le métal parti, je retrouve mon genou à 100%. Le chir' va bien "décoller" le muscle pendant l'opération, et profiter de ce que je me trouve sous morphine ensuite, pour activer le genou immédiatement (contrairement à ce que j'avais eu la 1ère fois, où le genou a été bien sûr immobilisé plusieurs semaines, une différence de taille!).

Mais pour lui, il y a des chances pour que je ne récupère pas entièrement, on est simplement sûr de rien. Ce n'est pas vraiment une surprise, je m'en doutais un peu, vu que presque un an après, je ne peux toujours ni m'accroupir, ni plier à plus de 100°.
Donc, l'os n'étant pas en pleine forme, on va attendre encore six mois et voir à ce moment-là.

Pourquoi est-ce que j'écris des chroniques du genou?
car je vois que certains atterrissent ici parce qu'ils cherchent des infos sur leur fracture du plateau tibial, qu'ils ne savent pas à quoi s'attendre, et qu'ils sont peut-être entrain de vivre ce par quoi je suis moi-même passée il y a un an. Quand on se retrouve dans cet état, on voudrait pouvoir se projeter, et se dire qu'un jour le pire sera derrière soi.
Pour mon cas, je sais que le pire est derrière moi, c'est une espèce de leitmotiv qui me permet de ne pas trop flipper. Mais l'année dernière, je potassais avec ardeur les forums des opérés du genou parce que j'étais dans le flou et la peur. Ça m'a vraiment aidée. Alors si je peux apporter à mon tour un peu de réconfort en ces périodes de fractures de plateau tibial, c'est bien le moins que je puisse faire.
 

Rubrique c'est moi!, le genou cassé, petits bouts de moi | 21 commentaires

[le prix des lecteurs #3, 4 et 5]

Je vois que ça te passionne moyennement mes lectures, n'est-ce pas! en plus cette fois, triple couche! j'exagère!

Résumé:

Dans un petit village sarde des années cinquante, la vieille couturière, Tzia Bonaria, décide d'accueillir chez elle Maria, quatrième fille d’une veuve d’humbles origines. Ce sera sa « fille d’âme », à laquelle elle va apprendre son métier, offrir un avenir, tout en l’obligeant à s’appliquer à l’école, ce qui n'est guère courant pour une fille à l'époque. Maria grandit donc entourée de soins et de tendresse; mais certains aspects de la vie de la couturière la troublent, en particulier ses mystérieuses absences nocturnes. En réalité, Maria est la seule du village à ignorer la fonction de Tzia Bonaria, qui consiste à abréger la vie des mourants. La découverte de ce secret ne sera pas sans conséquence et il faudra bien des années pour que la fille d'âme arrive enfin à pardonner à sa mère adoptive. Dans une langue à la fois poétique et essentielle, Michela Murgia décrit merveilleusement les plis et replis les plus intimes du rapport très singulier qui unit la vieille Tzia Bonaria et la jeune Maria, dans une Sardaigne archaïque, aux us et coutumes fascinants.

Mon avis:

Pour l'heure, c'est mon préféré!
de par l'histoire originale qui tient quasiment de la légende, et des personnages intéressants, attachants. Le style lui-même est très agréable, le rythme est à la fois fluide et lent, comme la vie sur cette île. Je me voyais assise dans la pénombre de la cuisine de Tzia, l'écoutant me raconter son histoire. Je sentais son âme faisant le lien entre le monde des vivants et celui des morts. Et j'ai vraiment passé un bon moment.


Ceux au bout desquels je ne suis pas parvenue:

Salvayre, ou plutôt, quel calvaire! un style qui ne me convient pas du tout, pesant!

Tout, tout de suite, c'est une histoire grave et vraie, racontée sur un ton journalistique. Hard pour moi, je ne voulais pas de cette lecture là.


ps: RDV chez le chirurgien demain…


Rubrique bouquinage, se cultiver | 2 commentaires