[seconde vie]

Dans mes étagères, j'ai une pile de vieux vêtements qui attendent leur recyclage.
Voici l'histoire d'un jean en bon état, couleur "stone", bleu clair quoi, mais qui avait été raccourci car la demoiselle ne devait pas avoir la longueur de jambe de Anaëlle, et qui se retrouvait donc un peu trop court ou pas assez long, au choix. J'ai décidé d'en faire un vrai pantacourt de mi-saison.
Après avoir coupé sous les genoux, j'ai teint façon "tie&dye", c'est-à-dire que j'ai noué à certains endroits avec de gros élastiques à asperges – c'est la saison! – épais et costauds, puis passé en machine avec une dose de teinture. C'est ma première fois, et ça m'a beaucoup plu: la surprise au dénouement, notamment ce petit arc de cercle sous la poche arrière, vraiment plaisant comme expérience!
Pour finir, rien de sorcier, un ourlet et une petite dentelle qui ne fait pas l'unanimité chez nous.

Et toi, tu recycles?

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[La brouille]

en référence à un album de l'Ecole des loisirs, La brouille, de Claude Boujon, que j'ai lu des centaines de fois à chacune de mes filles et qui est toujours très apprécié. C'est l'histoire de Messieurs Brun et Grisou, deux lapins dont les terriers sont voisins. Tout se passe parfaitement bien, jusqu'au jour où ils deviennent les pires ennemis. Heureusement pour leur survie, ils sauront s'allier dans l'adversité…

Chez moi, la discorde est arrivée par le biais d'un coupon de tissu. Se battre comme des chiffonniers? non, quand même pas, mais… 

Au parc de Wesserling, il y a une boutique à laquelle je ne peux m'empêcher de me rendre quand je suis dans le coin. Je t'en avais déjà parlé ici. J'y fait à chaque fois de belles découvertes.
Cette fois, ce sont de jolies fleurettes qui sont revenues avec moi dans la Drôme. Je rêvais déjà d'un chemisier, ou peut-être d'une robe. Bref, j'ai du couper court à toute rêverie, car ma collégienne a mis une option dessus. Claire et nette.
Toute à ma joie de coudre pour ma grande fille, je n'ai émis aucune objection, et me suis mise au boulot, chassant tout regret de ne pas l'avoir caché bien comme il faut, et gardé pour moi.

En plus, j'en ai bavé, figure-toi. Le modèle, impeccable, sauf les 8 boutonnières du dos. 8 boutonnières, a-t-on idée!! Les 3 premières ont évidemment merdé, je n'ai pas persévéré et ai cousu les 5 autres boutons à travers les épaisseurs, comme de fausses boutonnières. Ouh la tricheuse!

Donc, voici le tableau: un tissu que je me croyais destiné, des boutonnières récalcitrantes, une collégienne d'une humeur morose… la brouille n'était pas loin! Bien sûr, tout est bien qui finit bien, simplement grâce à la déclaration suivante: "Elle est trooop bêêêlle!" et venant d'une collégienne, tu peux me croire, c'est du petit lait ça!

Ottobre 3/2012, mod.13 Hollywood Cerise, t.140

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[C'est "qui qui" commande?]

oui, je sais, on dit qui est-ce qui, je fais d'ailleurs très attention à ce tic de langage qui me hérisse le poil!

Pour la petite histoire, c'est à peu de chose près ce que nous a répondu la vendeuse de chaussures chez laquelle j'avais conduit ma Zélie, afin de faire l'acquisition de sandales plus adaptées à la saison.
Zélie a un pied très particulier, un plus que l'autre, en plus, ben voyons.
Donc très délicat à contenter.
D'autant plus qu'il faut allier le confort à l'esthétique.
À 10 ans, on a une idée très précise de ce qu'on ne veut pas.
Ce qui a poussé la vendeuse dans ses retranchements, avec une remarque cinglante du genre "Tu sais que c'est maman qui commande!" – sous-entendu mais quelle petite capricieuse celle-ci! – quand je m'extasiai sur une adorable paire de ballerines à nœud.
Et moi, je sais aussi que la grimace veut dire ouille ouille.
En ligne de mire: les ampoules, les larmes le matin, les ballerines remisées au placard, 45€ gaspillés, demoiselle va-nus-pieds. STOOOOP. On sort de là. Viens ma fille. De toute façon, la météo se gâte.

Un peu plus tard, alors que je feuilletai ma nouvelle revue de couture – à ce sujet, je laisse le suspens planer, il sera levé dans peu de temps je pense – j'ai repéré du coin de l'œil ma Zélie rôder, me tournicoter autour l'air de rien. Je me dis Zut, voilà l'histoire des godasses qui revient! vu qu'on était rentrées bredouille. Mais non…!
De son air ingénu, elle me demanda si je comptais coudre quelque chose, parce qu'elle se souvenait qu'il y a fort longtemps, je lui avais promis une tunique de printemps, comme celle de Juliette, et "tu vois, comme les bonnes chaussures, c'est dur à trouver, au moins avec ce que tu couds, Maman chérie, on est sûr que ça va aller, et qu'en plus ce sera beau". Mais ouiiii…

OTTOBRE 1/2011, mod.21, taille 140

Bon, ça ne m'a pas demandé trop de travail, vu que le patron était prêt, ni trop de tissu, puisqu'il s'agit essentiellement de chutes. C'est le modèle parfait pour écouler des petits bouts dont on ne veut pas se défaire, je trouve.
Détail sur la patte de boutonnage invisible, merci encore à Coupe Couture, même si je me suis aperçue à la fin que mes points lâchaient
d'où un zigzag très serré pour récupérer.
La miss ne voulait pas des smocks, elle trouve que ça gratte. Je me souviens moi-même de robe à smocks qui me donnait des démangeaisons, alors que je n'avais que 5 ou 6 ans. Évitons les mauvais souvenirs.

Alors, à ton avis, c'est "qui qui" commande, hein?!

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