oui, je sais, on dit qui est-ce qui, je fais d'ailleurs très attention à ce tic de langage qui me hérisse le poil!
Pour la petite histoire, c'est à peu de chose près ce que nous a répondu la vendeuse de chaussures chez laquelle j'avais conduit ma Zélie, afin de faire l'acquisition de sandales plus adaptées à la saison.
Zélie a un pied très particulier, un plus que l'autre, en plus, ben voyons.
Donc très délicat à contenter.
D'autant plus qu'il faut allier le confort à l'esthétique.
À 10 ans, on a une idée très précise de ce qu'on ne veut pas.
Ce qui a poussé la vendeuse dans ses retranchements, avec une remarque cinglante du genre "Tu sais que c'est maman qui commande!" – sous-entendu mais quelle petite capricieuse celle-ci! – quand je m'extasiai sur une adorable paire de ballerines à nœud.
Et moi, je sais aussi que la grimace veut dire ouille ouille.
En ligne de mire: les ampoules, les larmes le matin, les ballerines remisées au placard, 45€ gaspillés, demoiselle va-nus-pieds. STOOOOP. On sort de là. Viens ma fille. De toute façon, la météo se gâte.
Un peu plus tard, alors que je feuilletai ma nouvelle revue de couture – à ce sujet, je laisse le suspens planer, il sera levé dans peu de temps je pense – j'ai repéré du coin de l'œil ma Zélie rôder, me tournicoter autour l'air de rien. Je me dis Zut, voilà l'histoire des godasses qui revient! vu qu'on était rentrées bredouille. Mais non…!
De son air ingénu, elle me demanda si je comptais coudre quelque chose, parce qu'elle se souvenait qu'il y a fort longtemps, je lui avais promis une tunique de printemps, comme celle de Juliette, et "tu vois, comme les bonnes chaussures, c'est dur à trouver, au moins avec ce que tu couds, Maman chérie, on est sûr que ça va aller, et qu'en plus ce sera beau". Mais ouiiii…







OTTOBRE 1/2011, mod.21, taille 140
Bon, ça ne m'a pas demandé trop de travail, vu que le patron était prêt, ni trop de tissu, puisqu'il s'agit essentiellement de chutes. C'est le modèle parfait pour écouler des petits bouts dont on ne veut pas se défaire, je trouve.
Détail sur la patte de boutonnage invisible, merci encore à Coupe Couture, même si je me suis aperçue à la fin que mes points lâchaient
d'où un zigzag très serré pour récupérer.
La miss ne voulait pas des smocks, elle trouve que ça gratte. Je me souviens moi-même de robe à smocks qui me donnait des démangeaisons, alors que je n'avais que 5 ou 6 ans. Évitons les mauvais souvenirs.
Alors, à ton avis, c'est "qui qui" commande, hein?!