[le chien]

Cette semaine fut sous le signe « des hauts et des bas ».
Avant, les gens qui pleuraient leur animal malade, qui étaient capables de dépenser des sommes faramineuses pour des soins, je trouvais ça pathétique. C’était avant que Thalès, que vous connaissez puisqu’il apparaît ici depuis sept ans, ne contracte une anémie hémolytique auto-immune. On a cru le perdre, on a tout tenté, et pour l’heure, il est en convalescence à la maison, surveillé de près. Je me suis sentie très mal, j’ai mal dormi et beaucoup pleuré. Je n’aurais jamais cru y être autant attachée en fait. Et je promets de ne plus porter de jugement sur la douleur des autres.

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[Marraine ma reine]

À la toute fin de l’année, une grande vague d’émotions m’a submergée. Une proposition m’a été faite, une de celle qui te secoue en tant que personne, qui te renvoie à ce que tu es et ce que tu tends à être, à tes qualités et défauts. Après une nuit de réflexion, j’ai accepté en sautillant comme notre petit rouge-gorge que je me suis amusée à photographier entrain de picorer les miettes de la galette déposées à son attention.

Cette proposition était de devenir la marraine de Éléonore.
Je ne connais que très mal le concept, n’en ayant pas moi-même, ni mes enfants. J’ai mené une petite enquête dans mon entourage; entre celle qui fut choisie plusieurs fois et celle complètement réfractaire, j’ai eu plusieurs sons de cloche. J’ai mesuré la responsabilité qui incombait au personnage, et savouré la joie d’accueillir un nouveau membre dans ma famille, ainsi que d’en devenir en retour moi-même un dans la sienne.

Il se trouve que quelques jours plus tard, entre Noël et Nouvel An, cette petite demoiselle fêtait ses 6 ans. J’avais très envie de mettre toute ma bonne volonté dans ce premier cadeau. De lui montrer par là qu’elle était quelqu’un de spécial à mes yeux, elle qui a une jumelle et est la cadette d’une nombreuse fratrie. S’est alors dessiné dans mon esprit le tapis d’éveil pour fillette, bien qu’il fût en vrai destiné à son poupon Agathe.

J’ai commencé par un croquis, puis me suis lancée en employant uniquement des tissus de mon étagère pour les plus grands coupons, ou des chutes pour les plus petits (DSA oblige!), et en improvisant au fur et à mesure de l’inspiration.
Nous avons donc : du mélange de matières avec des paillettes, des sequins, de la dentelle qui brille, des croquets ; des fleurs réversibles à boutonner, des portes à lacer, une fermeture éclair qui cache des pommes en feutrine, un papillon à scratcher. Je me suis essayée au piqué libre pour écrire le prénom, une expérience qui m’a bien plu.
Le tout est doublé d’un bon coupon de molleton matelassé qui date de Boussac. J’ai souhaité en utiliser la totalité, d’où mes angles un peu farfelus.
Pour finir, ça fait un vrai tapis aux dimensions généreuses, sur lequel elle pourra facilement s’installer elle-même, bien que sa maman m’a confié qu’elle l’avait mis sur son lit comme une couverture, et même amené à l’école pour le montrer à ses camarades.
C’est donc ça être marraine?  

Rubrique atelier couture, créativité, DéfiSansAchat 2017 | 16 commentaires