[Moins une, bilan du DSA]

Bon… eh bien, je me suis laissée aller, j’avoue. J’ai commencé des trucs que j’ai pas finis, mis de côté, empilés. Puis la poussière s’est installée dans mon atelier. Il n’y a rien de plus démotivant pour moi que des piles de trucs à reprendre avec de la poussière dessus. Elles m’agacent, alors je les ignore.
Jusqu’à ce que mon défi de une cousette/semaine se rappelle à moi, je tenais pourtant le bon bout, je touchais le but, c’est dommage, allez remets-y toi, souffle sur la poussière. Et le bon côté des trucs empilés, c’est que quand on s’y colle, ça avance finalement assez bien. Alors hop, deux pantalons de plus pour le chameau aux longues pattes, un en velours ras et un en toile style jeans gratté. Un modèle vite fait, sans poche ni braguette, pour peu que le chameau daigne l’essayer pour ajuster l’élastique de la taille.

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Je pense que je suis tranquille pour quelques temps question pantalon de chameau.

DSA +1…51/52

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Concernant le défi sans achat, maintenant qu’il touche à sa fin (moins une!), je vais vous faire un petit bilan. J’ai donc entamé une grève de la faim un régime de tissu en tout début d’année, en tâchant de concilier couture régulière au rythme de 1 pièce/semaine et arrêt des achats compulsifs. J’avais tant stocké au fil du temps, toutes ces bonnes affaires auxquelles je ne pouvais résister, qu’il fallait absolument faire quelque chose.

J’ai un peu triché en ramenant un coupon d’Alsace cet été (mea culpa!) et dernièrement, à des puces de couturières où j’ai été très raisonnable, mais ça reste quand même une petite infraction (etiam mea culpa, je parle très mal latin). Je n’ai, par contre, rien acheté sur le net, bien que la tentation soit grande, et c’est si facile, un petit clic dont on s’aperçoit à peine! C’est une première étape: éviter complètement la tentation. Je peux désormais me balader sur les sites sans craindre de craquer, cette mauvaise habitude est somme toute assez facile à perdre. On peut, je crois, parler de sevrage.

L’autre parade que j’ai trouvée, c’est l’échange. En fait, ces tissus que j’ai sous le nez depuis des années pour certains, je me suis habituée à leur vue. Ils ne m’émerveillent plus forcément, et parfois je n’arrive même plus à leur donner un destin, ça craint! Conclusion: c’est la nouveauté qui crée la tentation et qui stimule la créativité! Or, je ne suis pas seule dans ma dépendance situation (quoiqu’en pense Zom) et au cours de couture, j’ai trouvé d’autres adeptes, et nous pratiquons ponctuellement le troc, ce qui permet de renouveler sans en ajouter.

Pour finir, quand tu couds et que ça se sait, il y a toujours une bonne âme qui a un carton plein de tissus dans son grenier dont elle ne sait que faire car, au choix, 1- elle en a hérité de son aïeule; 2- elle a arrêté de coudre quand son petit dernier, âgé de 48 ans, est entré au collège; 3- il était déjà dans le grenier quand elle a emménagé; 4- elle a essayé de coudre un jour, et est-ce que je fais aussi du canevas car elle a également le matos, à côté de celui pour mosaïque/peinture sur soie/scrapbooking .
C’est ainsi que j’ai récupéré de pas moins de cinq personnes différentes des vieilleries merveilles qui n’attendaient que moi et mon attrait pour la nouveauté! Je compte également les sacs de fringues qui transitent par mon séjour, car une fois exclues de la catégorie « portabilité immédiate » elles peuvent passer dans celle du « recyclage » au moins en fond de poche. Bien sûr, elles nécessitent alors un stockage qui ne fait pas mon affaire.

Conclusion: même si mes étagères sont moins bourrées, il n’est pas évident à première vue que j’ai passé une année à coudre sans rien acheter. Et pourtant j’ai été fair play en ne décomptant pas les petites bricoles, type bonnet pour le rugby ou tour de cou pour la moto. Vous le voyez venir gros comme une maison? je dois rempiler en 2017… je me sens à la fois lasse (genre encore??) et exaltée (genre je suis au régime mais j’ai une volonté de fer). Mon but est d’éviter la liquidation sur le Bon Coin car, mine de rien, mes tissus je les aime, ou de mettre mes filles dans la situation de cette dame rencontrée lors des dernières puces de couturières, et qui était, la mort dans l’âme, entrain de vider l’appartement de sa maman partie en maison de retraite. Ça sert aussi à ça les rencontres j’ai failli dire AA, ça te renvoie ton reflet en pleine poire, et oui ma cocotte, tes tissus tu les as pour les coudre ou les laisser moisir.
J’espère que vous, mes fidèles lectrices, m’apporterez un soutien sans faille, des encouragements indispensables, des interventions intempestives, du réconfort, voire du renfort et des suggestions. Vous en êtes?

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Rubrique atelier couture, créativité, DSA | 14 commentaires

[Printemps]

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Quel est ce titre? Vous pensez peut-être que je me suis trompée de saison? mais c’est en prévision d’une autre plus chaude, car le tissu de ce pantalon est très léger, trop pour pouvoir le porter en ce moment en tout cas.

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L’idée m’est venue après le fameux short qui m’avait tant émerveillée. Il en faut des essais avant de trouver le patron de pantalon qui sied à sa morphologie, la hauteur de fourche, la largeur des hanches, les poches… je suis certaine que vous voyez très bien de quoi je parle. Donc après avoir aimé le short, j’ai trouvé que c’était une bonne idée de faire la version pantalon.

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Petit clin d’œil à ma robe rouge dans les chutes de laquelle j’ai encore pu couper les fonds de poche, et au tour du cou, l’accessoire indispensable!

mod.5 avec les poches du 20, Ottobre 2/2013

DSA +1…49/52

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[Le chameau]

Bon… que s’est-il passé depuis la dernière fois où j’ai posté une cousette? eh bien, je me suis simplement laissée aller, j’avoue. J’ai commencé des trucs que j’ai pas finis, mis de côté, empilés. Puis la poussière s’est installée dans mon atelier. Il n’y a rien de plus démotivant pour moi que des piles de trucs à reprendre avec de la poussière dessus. Comme elles m’agacent, alors je les ignore.
Jusqu’à ce que Isance se manifeste finalement, qu’elle me rappelle que ses pantalons sont tous trop petits/usés/serrés. Et le bon côté des choses empilées qui attendent, c’est qu’une fois qu’on s’y met, ça avance pas mal.

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OTTOBRE 2005/3, mod.38,
déjà cousu il y a fort fort longtemps

Vu le gabarit du petit chameau, il faut que je calcule bien mon coup, que je prenne les mesures avec application, surtout pour un pantalon à braguette sans aucun élastique à la taille. Ça fait presque flipper!
Et j’ai toujours la crainte que lorsqu’elle l’enfile enfin, elle lui trouve le défaut qui cèlera son funeste destin au fond du placard. Le petit chameau a juste horreur de la couture qui gratte la cuisse, du bouton un peu dur à ouvrir, du tissu un peu rêche à sa peau délicate, de la poche trop étroite. Un chameau quoi!
Alors une fois réunies toutes les mesures et doléances spécifiques, j’ai pris mon courage à deux mains pour lui coudre un vrai jean. J’ai ensuite retenu mon souffle à l’essayage, et ouf, les défauts qu’elle n’a pas manqué de relever ne sont pas rédhibitoires.
Je passe les surpiqûres, fermeture et bouton verts, la broderie au zigzag pour laquelle j’ai perdu 4/10ème à chaque œil, et les fonds de poche coupés dans une tunique en soie sauvée du rebut, rien que ça! Je passe aussi la ceinture trop courte à la jonction bricolée qui ne ressemble à rien (dernière photo) ou le boutonnage légèrement excentré… Je passe sur tout ça car au final, le chameau me fait remarquer que un seul pantalon, c’est un peu juste. Alors bon, le suivant sera moins fatigant.

DSA +1…48/52

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