[Travailler du chapeau]

Dans la couture, il y a des cycles, forcément. C’est ainsi que presque trois ans jour pour jour après mes dernières casquettes, je me dois de remédier au fait qu’elles sont devenues trop petites. L’an dernier j’ai réussi à feinter un peu, mais cette fois, je ne peux que reconnaître qu’elles sont non seulement délavées et chiffonnées, mais également serrées aux entournures, et donc désagréables à sup-porter pour des cerveaux en pleine expansion!

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Ce modèle est plutôt seyant, mais qu’est-ce qu’il m’a coûté en ajustements et recoupages divers! Il est issu d’un livre japonais et force est de constater que je patauge dans le charabia. Le tissu est pailleté de jaune, avec une belle tenue qui m’a évité le thermocollage à la Viesline. Entièrement doublé de popeline crème, c’est un confort absolu. Je précise que Zélie a choisi elle-même le patron et le tissu, et depuis qu’il est fini, elle ne l’a plus quitté  smiley

Pour Isance, comme le modèle japonais ne m’avait pas convaincue, nous avons potassé mes Ottobre et choisi cette capeline à larges bords. Isance a une toute petite tête de mule de 51 cm! Cette fois-ci par contre, j’ai tout bien entoilé comme il se doit et j’ai bien fait, on voit que c’est ce qu’il fallait. On va dire que ce fut, contre toute attente, un week-end productif!

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modèle n°11 Bouquet, Ottobre 2011/03

DSA +2 … 28/52

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[Le charme discret de l’intestin]

Si vous vous prenez à discuter de votre façon d’aller faire la grosse commission, c’est que vous êtes entrain de lire Le charme discret de l’intestin, de Giulia Enders.

Point de cours de biologie ici, mais une belle histoire d’amour insoupçonnée. Après tout, il n’y a pas que les intolérants au gluten/lactose, les diabétiques et autres aigris de l’estomac qui ont quelque chose dans le ventre. On a un bourdonnement dans l’oreille et on panique pour notre cerveau, mais que ce passe-t-il après le trou noir au fond de la bouche? savez-vous par exemple que les petites boules de chaque côté de vos canines du bas sont des glandes salivaires, et non pas des cicatrices d’une orthodontie traumatisante? On y apprend aussi que la couleur universelle du caca est due à la dégradation de l’hémoglobine, et que la sérotonine, hormone du bien-être défaillante chez les dépressifs, est synthétisée par les cellules intestinales. Glucides, bactéries/probiotique/prébiotique, plaque dentaire, parasites, vous saurez tout tout tout et en plus, aurez de passionnants sujets de conversation!

« Nous autres humains sommes très fiers de la complexité de notre cerveau. Réfléchir sur des lois fondamentales, des questions philosophiques et religieuses ou encore des problèmes de physique est une performance de tout premier plan, capable de générer des mouvements très évolués. C’est fou tout ce que notre cerveau sait faire! Mais voila, avec Le temps, notre admiration a dépassé les bornes. Nous attribuons au cerveau toute la responsabilité de nos expériences : bien-être, joie, satisfaction- tout relève pour nous de la tête. Et quand nous n’avons pas confiance en nous, quand nous sommes inquiets ou dépressifs, nous avons honte de loger à l’étage supérieur un ordinateur défaillant. Philosopher ou mener des recherches sur les diodes électroluminescentes est et reste une affaire de cerveau – mais notre « moi » est plus que cela …
Les êtres humains savent en fait depuis longtemps ce que la recherche découvre peu a peu : ce que nous sommes, c’est aussi ce que nous avons dans le ventre.
Nous avons les foies ou l’estomac noué quand nous avons peur (pour ne pas dire : quand nous avons la peur au ventre). Nous ne nous faisons pas de bile quand tout va bien. Nous ravalons notre colère, digérons les affronts qui nous sont faits et nos échecs nous laissent un goût amer. Et quand nous sommes émus, nous sommes pris aux tripes. Notre « moi » est dans l’alliance de notre tête et de notre ventre – pas seulement du point de vue linguistique, mais aussi de plus en plus dans les laboratoires scientifiques. « 

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Je me la coule douce côté couture, j’avoue. Ce ne sont pas les idées qui manquent, mais l’envie: m’enfermer dans mon atelier ne m’attire pas spécialement ces temps-ci. Mais un petit tee-shirt est un bon projet pour s’y remettre l’air de rien, un tee-shirt dont j’avais vraiment besoin, et en plus, une occasion de fouiller dans mes boîtes de boutons.
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C’est un bon début non?

modèle n°11 Cool Grey, Ottobre 2012/05

DSA +1…26/52

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