[mensuelle et répétitive]

Pour la variété, il faudra revoir: je vous fais presque le même, de la lecture et des chaussettes bleues! Quant à la fréquence, il va également falloir faire des efforts: un post mensuel, on va finir par croire que je n’écris que selon l’influence de certaines hormones.

En réalité, mes excuses sont de multiples rencontres familiales intra et extra-muros (ce qui dans mon cas inclut 900km de route en toute urgence) autour de ma grand-mère entrain de s’éteindre. Une fin de vie sereine et calme, mais qui demande une organisation logistique, et qui soulève toute une histoire familiale sous-jacente compliquée. Quand je regarde ce qui est entrain de se passer, j’ai l’impression d’être le plus petit ricochet là-bas, forcément provoqué par les précédents, mais indépendant en même temps. C’est à la fois intéressant, car je découvre des évènements qui ont été plus ou moins tus, et émouvant, car cette très vieille femme qui parle enfin est entrain de mourir.


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Je précise que même si ces moments ne sont pas faciles, il n’y aucune tristesse surdimensionnée. La constellation familiale se redessine, ce qui ne peut se faire sans émotions. Et je découvre avec surprise que de mettre des mots ici me fait beaucoup de bien.

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Nous avons donc Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent, dont je suis certaine que les premières lignes faisant référence au patronyme alambiqué de son héros Guylain Vignolles sont purement autobiographiques ;)
La librairie du coin organisait une rencontre à laquelle je n’ai hélas pas pu me rendre, mais les échos ont été très positifs. Un auteur dont on va suivre les aventures!
Pour en revenir à ce premier roman, un petit côté Amélie Poulain qui m’a beaucoup plu, une bulle de gentillesse et d’humanité qui fait beaucoup de bien. D’aucuns se plaindront de ce côté « gentillet », mais enfin! on lit aussi pour se faire du bien, non?

L’exception ne dénote pas dans l’œuvre d’Auður Ava Olafsdottir: elle a un style bien à elle, appuyant sur des détails souvent alimentaires, en éludant d’autres qui fait que le lecteur s’interroge et suit le récit avec intérêt, passant par toute une palette de sensations et d’émotions qui fait qu’il ne pourra rester distant. Ce style, soit on accroche, soit pas. Et c’est vrai que le moment doit alors être bien choisi car il nous demande une disponibilité.

Pour finir, vous les attendiez, mes chaussettes bleues! enfin, plutôt « ses », car comme annoncées dans le post précédent, elles sont pour Isance.
Elles sont faites uniquement des restes des miennes, et sans modèle, en partant des orteils (anatomiques eh oui!) pour utiliser le maximum de laine soigneusement pesée et divisée en deux. J’avais très envie de tester la méthode du after thought heel, ou talon après-coup, comme évoqué par mon sockingourou. C’est chose faite.

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Et pour vous, en exclusivité, une photo du making-of, c’est trop dur d’être la fille d’une bloggeuse!

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[deux à la fois]

Quel titre énigmatique! mais je te rassure tout de suite, ce n’est pas ce que tu crois petite coquine, je vais rester sage!
Il s’agit tout d’abord de mes dernières lectures La solitude des nombres premiers et Bettý.

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La solitude des nombres premiers date un peu (2009), et pourtant quand je l’ai vu sur l’étagère de ma médiathèque, je me suis tout de suite souvenue de ce titre un peu insolite que j’avais bien prévu de lire. D’autant qu’il est estampillé « premier roman », et moi, ça m’intrigue toujours, les premiers romans, ça me donne envie, un peu comme un apéro qui ouvre l’appétit. Et tiens, justement, je viens d’apprendre que Paolo Giordano en a commis un autre: Le corps humain. À noter dans nos carnets, n’est-ce pas. Pour en revenir à ce titre-ci, je l’ai lu avec intérêt, observant en spectatrice l’évolution ses personnages très particuliers. L’écriture est finalement prenante, sans qu’on ne soit impliqué émotionnellement en tant que lecteur; la construction est intéressante également, un jeu de cache-cache en somme, qui nous laisse libre de jugement.

Bettý est un des derniers titres traduits d’Indradason (2013), dont je suis une inconditionnelle. Mais cette fois, tout est différent. Le récit, à la première personne du singulier, nous immerge totalement. Tout en lisant, on entend les rouages de notre cerveau qui travaillent, on cherche à remettre les pièces du puzzle à leur place, à comprendre, à savoir. Beaucoup de mystère pour un simple drame passionnel, mais pas que. L’auteur nous mène par le bout du nez. Seras-tu aussi surpris que moi? si tu le lis, dis-moi si je ne suis simplement pas assez observatrice, ou si ce n’est pas là tout le génie de l’écriture d’Indridason!

Après la lecture, un peu de tricot, ça faisait longtemps! et pour en avoir deux qui font la paire, il ne faut pas perdre le fil, c’est tout.

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Le véritable bleu est celui de la première image.

Un vrai  moment de bonheur ces chaussettes! mes premières de haut en bas, j’ai adoré les faire, j’adore les porter, et mademoiselle Isance les adore aussi. Heureusement, elles ne sont pas encore à sa pointure, ouf. Mais j’ai intérêt à ouvrir l’œil, ou à remettre ça… Je crois que je vais remettre ça, en fait, parce que finalement, je trouve que j’ai de la chance d’avoir à la maison quelqu’un au moins aussi intéressé que moi par les chaussettes tricotées main, comparé aux soupirs exaspérés des ados qui me disent en vouloir « pour dormir ».
Nan mais je rêve, pour dormir, ça va pas la tête!

En revanche, ce qu’on ne peut leur enlever à ces ados, c’est leur enthousiasme face au cake choco-banane. fier

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Vue l’heure, il est encore temps de le faire pour le thé, et tiens! tu as justement des bananes noircies dont personne ne veut!

Ingrédients :
3 bananes écrasées à la fourchette
1 pincée de vanille en poudre
150 g de beurre fondu
150 g de sucre en poudre
250 g de farine
1 sachet de levure
3 œufs battus
100 g de pépites de chocolat

cuisson: 40 min à 180°

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[Améliorations]

Levée aux aurores à 5h, j’ai cuisiné des tomates farcies et le pain du petit dèj, vidé le lave-vaisselle et en attendant que la lessive se termine, j’ai commencé une tunique pour moi. Là, l’expression « tombée du lit » prend tout son sens huhu
J’ai aussi écouté pas moins de cinq flashs info à la radio, et vraiment, que le livre d’une ex-femme amère puisse être à la une me dépasse complètement; si le fait de nous rabâcher l’hypothétique score d’élections abstraites n’est pas de la manipulation de la part des médias, je ne vois pas à quoi ça sert… fin de la parenthèse.

La couture est une façon d’améliorer son quotidien, et aussi parfois celui des autres, vous ne me contredirez pas, n’est-ce pas?

Une doléance de mon webmaster Fred, sans qui ce blog ne serait pas ce qu’il est – un petit hommage au passage ne peut pas faire de mal – qui se déplace à vélo avec la fragile tablette numérique en vrac dans le sac à dos.
J’ai simplement suivi les explications de Ivanne Grain de Maïs, avec le matelassage et tout! qui demande d’ailleurs un peu de patience, le rendu n’en est que plus propre. Pour l’extérieur, je me suis servie d’un jeans imprimé assez sympa – les motifs pour gars, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval!! – une couche de ouate pour le moelleux, et une doublure en molleton pour la douceur. Ça va lui changer la vie, à cette tablette clin
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Une réalisation assez sympa, qui ne demande pas beaucoup de tissu. Pour ce faire, je me suis plongée dans mes chutes. J’ai honte… il n’y en avait pas moins de 20kg accumulés depuis des années dans un carton, immense et pourtant saturé…

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J’ai soudainement pris conscience de l’étendue des dégâts et me suis mise à un tri drastique et consciencieux. Au final, celles qui pouvaient encore servir n’ont pas été très nombreuses, je le reconnais. Je n’ai pourtant pas pu me résoudre à simplement les jeter à la poubelle, et j’ai planché sur la formule bien connue 2πr. Pour quoi faire?

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Un sacré pouf! l’assise est bien ferme, on s’en doute, car tout le carton de chutes y est passé! (mais je l’ai tout de suite viré celui-ci pour éviter qu’il ne reprenne du service!!) Et si vous pensez qu’un pouf, très peu pour moi, c’est démodé, plus personne n’en utilise, détrompez-vous, tout le monde ici se le dispute et veut se l’approprier! comme quoi!

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Pour terminer ma petite série d’aménagements, j’ai cousu de nouveaux rideaux pour le meuble de la salle de bains. Rien de transcendantal, mais c’est le truc fastidieux qu’on remet sans cesse, jusqu’à ce que la tache de dentifrice en trop nous convainque que là, il faut vraiment faire quelque chose. C’est sûr que dans ces conditions, le joli rideau tout neuf semble fantastique, voire magnifique!

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En plus le tissu parfait était juste là sous mes yeux… Quant à ces anneaux clipsables, c’est un belle invention! il faut juste prendre son mal en patience quand il y en a 24 à poser! et pour info, on en trouve de très chouettes sur le net sans casser sa tirelire, parce que dans les enseignes de bricolage, c’est hors de prix. Une bonne chose de faite!

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